Recyclivre, l'occasion fait le lien

Un héros des Vingt-Jours : le général de La Bédoyère, à travers sa correspondance inédite

Geneviève Mazel
  • 20/09/2004
  • SPM
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Couverture de Un héros des Vingt-Jours : le général de La Bédoyère, à travers sa correspondance inédite par Geneviève Mazel

Résumé

Un héros des Vingt-Jours, le général de La Bédoyère à travers sa correspondance inédite

Le 19 août 1815, sur le Northumberland, l'Empereur vogue vers une île inconnue et lointaine. Ce jour-là, le général de La Bédoyère est fusillé dans la plaine de Grenelle, près de Paris.
Charles-Angélique Huchet, comte de La Bédoyère, est né à Paris le 17 avril 1786, issu d'une vieille famille bretonne. Avec son frère aîné, Henry, il passe son enfance à Paris et à Raray près de Senlis. L'arrivée au pouvoir de Bonaparte, issu de la Révolution, n'éveille chez les La Bédoyère aucun enthousiasme. II n'en est pas de même pour leur jeune fils.
En 1806 - à vingt ans - il s'engage dans les gendarmes d'ordonnance, fait les campagnes de Prusse et de Pologne, devient aide de camp de Lannes, participe à la guerre d'Espagne, puis est aide de camp du prince Eugène qu'il suit en Italie. II est en Russie. Capitaine en 1809, colonel en 1813, officier de la Légion d'honneur, ses actions d'éclat sont nombreuses.
Après la première abdication, il démissionne et retrouve sa jeune femme Georgine de Chastellux, dont la famille est ouvertement légitimiste. II fréquente assidûment les milieux d'opposants, ne cachant jamais ses opinions. Finalement il accepte, poussé par sa famille et sa belle-famille, de reprendre un commandement. En octobre 1814, il est colonel du 7e de ligne.
Mais, au lieu d'arrêter l'empereur, qui vient de débarquer à Golfe-Juan, sur le chemin de Paris, il est le premier officier avec son régiment à se rallier à lui. Acte décisif pour la réussite de ces "Vingt-Jours". Napoléon dira à Sainte-Hélène : "Jusqu'à Grenoble j'étais un aventurier, à Grenoble j'étais prince".
Après Waterloo, il doit fuir en Auvergne pour échapper à la proscription. Mais avant de quitter définitivement la France, il veut aller à Paris embrasser sa femme et son fils. Dénoncé, arrêté, rapidement jugé, condamné à mort et exécuté le 19 août, il meurt avec beaucoup de noblesse, à 9 ans.
Pendant toutes les campagnes de l'Empire, Charles a écrit à son frère Henry de longues lettres donnant des détails sur sa vie. Ces lettres avaient été soigneusement cachées par Henry, qui avait même demandé qu'elles soient brûlées après sa mort : légitimiste, il ne voulait pas que le souvenir de ce frère "qui avait trahi" demeure. Heureusement, elles ont été conservées.
Les archives familiales et ces missives inédites ont permis d'écrire cette biographie.

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