La tourmente révolutionnaire, immense et terrible, qui a soulevé l’ancien Bas-Poitou, devenu la Vendée, a certes laissé, dans le bocage surtout, de nombreuses traces de ruine et de mort. Cependant les destructions ne furent pas telles, qu’elles nous feraient oublier celles des guerres de religion au XVIe et même au début du XVIIe siècle, et moins encore celles d’un XIXe siècle iconoclaste et conquérant qui remplaça - à quel prix ! - du Second Empire à l’après-guerre 1918 non moins de 130 églises paroissiales dans un déferlement néo-gothique, voire byzantin, qui assura la fortune de quelques architectes, non dénués parfois d’habileté. Paradoxalement, c ’est dans la partie méridionale de la Vendée, son enclave républicaine, que les plus vieux témoins de pierre du patrimoine religieux bas-poitevin sont demeurés debout et que le plus humble des sanctuaires justifie le détour. Mais la Vendée, dans son ensemble exige plus de curiosité, tant ses églises, comme ses châteaux, se parent volontiers de discrétion.