Tout l'intérêt - et il est grand- de ces Mémoires intempestifs (3 tomes) : la variété et la véracité des portraits... De Georges Bidault à Mgr Ducaud-Bourget, de Giscard d'Estaing à Jean-Edern Hallier, de Mgr Lefebvre à Jean-Marie Le Pen, de Jean Madiran au cardinal Marty et au général Salan (tome I)... Du duc d'Anjou à Jacques Isorni, du général De Gaulle à l'abbé de Nantes, de Jules Romains à Eugène Schueller, de Philippe Tesson à Gustave Thibon, du cardinal Tisserant à Pinatel, etc... (tome II), ils apparaissent non au fil d'une impeccable chronologie et d'un sévère classement, mais au fil de la plume et de la mémoire de l'auteur. Ce qui fait qu'on ne lit pas les Mémoires Intempestifs de Figuéras chapitre après chapitre, mais qu'on est entraîné de lignes en lignes sans grande possibilité de s'interrompre. Tout s'enchaîne si bien qu'on a l'impression d'écouter l'auteur nous parler directement de ses souvenirs secrets, intimes, insolites... A aucun moment il ne pontifie, privilégiant l'anecdote vécue, répétons-le, qu'il sait rendre plus forte encore en ne l'alourdissant d'aucun commentaire superflu.