Le développement des communications, la mondialisation économique en cours font apparaître, plus qu'autrefois encore, la multiplicité des langues humaines comme la survivance d'un héritage anachronique. La confusion des langues à Babel n'est-elle pas interprétée comme une malédiction divine ?
Le rêve d'une langue unique pour l'ensemble de l'humanité, en favorisant le dialogue, serait, semble-t-il, un pas décisif vers la paix.
Mais en est-on sûr ?
Outre l'aspect affectif, bien compréhensible, la crispation des communautés sur leur langue "grande ou petite" va-t-elle dans le sens de l'histoire ?
Il est normal que Louise Peltzer, professeur de tahitien, une communauté linguistique d'à peine deux cent mille locuteurs, à l'Université française du Pacifique, s'interroge sur le devenir de son enseignement.
Dépassant les cas particuliers "des langues et des hommes" est une tentative de réponse à cette interrogation qui finalement nous concerne tous quelle que soit l'importance de la communauté linguistique.