Des trois grandes crues de la Loire qui se sont succédé
au XIXe et au début du XXe siècle (1846, 1856, 1907),
celle de 1856 fut la plus spectaculaire et la plus
dévastatrice...
«La lueur maintenant incendiait l'horizon. Le
brouillard laissait progressivement la place à des nappes
de brume qui s'effilochaient en tourbillonnant avant de
s'évanouir en vapeurs ondoyantes au-dessus du fleuve.
[...] Rougeux arrêta sa barque face au château de Cour,
tira sa musette et sortit le casse-croûte matinal enveloppé
dans un linge : du gros pain et du lard avec quelques
cornichons. Tranquille, la chopine entre les jambes,
bien calé sur le banc, il observait les alentours.»
«Il y a du Balzac dans cette oeuvre, mêlé d'Eugène Sue,
de Maurice Genevoix et de Patrick Rambaud... Jacques
Jouanneau, par sa vaste connaissance du milieu ligérien au
XIXe siècle, fait revivre avec réalisme le quotidien des mariniers,
vignerons ou rouliers...»
Laurent Vallery-Radot,
avocat à la Cour de Paris,
conseiller municipal de Cour-sur-Loire.