«Anonyme jusqu'en 1995», Boris Fraenkel apparaît dans
l'actualité lorsqu'il fut question du passé trotskiste de Lionel
Jospin. Dans ce livre Fraenkel apporte la preuve de
l'engagement trotskiste de l'ancien Premier ministre au cours
des années 60.
«Qu'un jeune Juif de Dantzig, né peu après la Grande
guerre, rejette la religion, devienne sioniste, puis marxiste a
été un itinéraire assez partagé. Qu'il ait choisi de renoncer à
toute activité lucrative pour se consacrer à la révolution et
qu'il ait maintenu cette ligne de conduite toute sa vie en en payant le prix, l'est déjà
moins. Je dois à Boris Fraenkel d'être entrée dans le monde d'avant la catastrophe,
dans le Dantzig de l'entre-deux guerres, comme aucun livre n'aurait pu m'y faire
entrer, même si, plus d'une fois, je lui reprochais de ne pas en dire assez. L'itinéraire
personnel et la trajectoire politique de Boris Fraenkel s'inscrivent de façon presque
exemplaire dans l'histoire du "court vingtième siècle" circonscrit par Hobsbawm.»
Sonia Combe, historienne