Dans n'importe quelle religion, les derniers jours de son fondateur constituent un événement très significatif. Les gens qu'il a rencontrés à la fin de sa vie, les lieux qu'il a visités pendant ses derniers déplacements et les idées qu'il a exprimées au dernier moment, sont extrêmement importants du point de vue de l'histoire des religions. Les derniers jours du Bouddha et ses ultimes paroles sont rapportés dans le texte intitulé Mahà-Parinibbàna-sutta qui est le plus long récit du Corpus canonique. Dès le IIIe siècle avant J.-C., divers incidents relatés dans ce texte constituèrent, une source inépuisable pour les sculpteurs et les peintres bouddhistes de nombreux pays d'Asie. Grâce à la traduction intégrale faite par Môhan WIJAYARATNA, les lecteurs francophones ont accès pour la première fois, à ce texte ancien. Dans ce livre, Môhan WIJAYARATNA clarifie en détails des points doctrinaux et des éléments culturels liés aux événements en question. A travers le Mahà-Parinibbàna-sutta, il examine aussi l'évolution socio-religieuse qui se produisit chez les bouddhistes pendant deux siècles depuis la disparition du Bouddha, c'est-à-dire du Ve siècle au IIIe siècle avant J.-C. Cet ouvrage est à lire par ceux qui veulent connaître le bouddhisme et la civilisation bouddhiste, mais il s'adresse également à tous ceux qui s'intéressent à l'anthropologie culturelle et aux études asiatiques.