La question de l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie
à l'Union européenne et la perspective de son intégration pleine et
entière constituent des sujets de réflexion et de polémique
récurrents.
Le Conseil européen d'Helsinki, en décembre 1999, a pourtant
solennellement déclaré que "la Turquie est un pays candidat, qui a
vocation à rejoindre l'Union sur la base des mêmes critères qui
s'appliquent aux autres pays candidats". Par cette décision, il nous
faut admettre que les sempiternels débats sur l'européanité de la
Turquie, s'ils peuvent encore alimenter des spéculations
intellectuelles, n'ont plus, ou ne devraient plus, avoir de portée
pratique ou politique.
Or, pour des raisons de politique intérieure, une nouvelle offensive
est lancée en France depuis plusieurs mois par certaines forces
politiques.
C'est à la lumière de ces données que les 5e Rencontres
stratégiques franco-turques se sont tenues à Paris en conviant des
responsables politiques, diplomatiques, économiques et financiers
de premier plan, ainsi que des universitaires reconnus, afin de
dresser le plus précisément possible l'état actuel de la situation en
Turquie à l'horizon du rendez-vous décisif de décembre 2004.