314 pages, mai 2018 , résumé du Cahier CAIEF 70: Léopold Sedar Senghor. Traduire la poésie. Le théâtre populaire. « Orphée des Tropiques », Léopold Sedar Senghor se définit comme l’inventeur d’une poésie universelle, sœur de celle de Claudel, entée sur la vibration d’une parole « tissu ontologique » du monde. Quatre communications évoquent ici les facettes de ce prisme inépuisable : la première témoigne des lectures publiques que Senghor faisait de sa poésie, du laboratoire vivant de sa conversation ; une autre évoque sa proximité très consciente à la peinture de son temps (Chagall, Picasso, Soulages), dans une saisie du réel qui court-circuite l’intelligence au profit de l’émotion, une autre le mythe fondateur de la Reine de Saba, qui accompagne l’œuvre entière, ou encore un dialogue épistolaire inédit avec André Malraux ; une dernière creuse dans cette poésie une mémoire africaine fondatrice, qui fait d’elle les Géorgiques futures du continent. Traduire la poésie. Hantise vouée à l’échec ? Umberto Eco répondait que la vraie langue de l’Europe est la traduction… La notion de théâtre populaire, qui peut s’étendre à toute l’histoire du théâtre, reste éminemment problématique : théâtre pour tous, avec Jean Vilar, ou théâtre prolétarien et révolutionnaire, avec Bertold Brecht ?
Caractéristiques
Éditions :Cahiers De L'Association Internationale Des Études Françaises (Caief)