À l'adolescence, dans la tête de Louba, galopait un jeune
guerrier nomade échappé des hordes qui hantaient les steppes
de l'Asie centrale. Jeune fille de bonne famille timorée et
parlant peu, elle se faisait du cinéma : était-elle un Hun ou
une Hune, la Hune ?
Femme, Louba recherche au-dessus de la ville, dans la
vaste coupole du ciel où virevoltent les hirondelles, les
signes, les leurres qui ont enchanté son imagination, qui lui
ont fait prendre les humains pour des livres et les livres pour
des êtres de chair.
Dans Le château des mots l'auteur fait le récit à deux voix
d'une passion en vantant d'une part la beauté de ce sentiment
et d'autre part en regrettant son caractère dérisoire. Avec les
mots elle imagine un passé, s'invente un bonheur et tente de
donner un peu de beauté à la vie.