«...Tout à coup, une seule idée : saisir l'oiseau, le rôtir là, au milieu de la nef. Tant pis tant mieux si ça déclenche un incendie. Et quelque chose chercha, chercha confusément dans ma tête comment provoquer la première étincelle...
Ce couple âgé semble tenir pour négligeable le demisiècle de son union. Par contre, ce pour quoi l'un et l'autre militent avec ostentation, ce qui donne sens à leur vie - c'est leur mort : «Nous sommes crématistes !» Que leur corps se réduise brutalement en cendres ne les révulse pas, bien au contraire. Et ce qui les réjouit, c'est que le fils ne pourra pas les oublier puisqu'il a l'ordre de disperser leurs cendres sur ses rosiers. «Ainsi, concluent les deux vieillards satisfaits, il nous aura toujours sous la main».