Que nous reste-t-il du temps de l'école ? Des souvenirs, des
images, des regrets parfois. Les auteurs de cette Mémoire buissonnière
sont allés à la rencontre de quarante-deux anciens élèves, des
années 1950 à nos jours, pour qu'ils témoignent de cette période de
leur histoire. Les professeurs, les copains, la classe et la cour de
récréation, les angoisses et les joies, le tableau noir et la feuille
blanche, les cours et les cris, le bic et le bac, c'est tout l'imaginaire
et la mémoire de l'enfance qui remontent entre ces pages. Ce qu'ils
livrent n'a jamais été dit : trop intime.
Du premier de la classe au cancre, du primaire au lycée, tous ces
potaches devenus adultes nous montrent, d'anecdotes en réflexions,
qu'il n'y a sans doute pas une école mais des écoliers, tous différents.
Une suite d'histoires dont les héros sont les élèves qui ne sommeillent
pas tout à fait en nous. Touchants, drôles, simples, complexes, graves
ou futiles, toujours émouvants, leurs témoignages nous plongent dans
ce patrimoine collectif que sont nos années scolaires.
Théo, par exemple : «A cette époque-là, en ce qui concerne les
filles, j'ai compris que je ne pouvais pas compter sur les biceps pour
les intéresser. Je me suis dit : "Il va peut-être falloir trouver d'autres
moyens..."» ; ou Déborah : «La fin du collège arrive. Je dis à ma
mère que je n'ai pas envie d'aller au lycée. J'en ai ma claque. Elle
n'est pas d'accord, il faut que j'aille jusqu'au bac»