Hastaire s'exprime pleinement dans cet ouvrage, par ses images il offre des habits neufs à Flaubert et par sa passion érudite de l'oeuvre du grand romancier nous livre ses interprétations et des révélations peu ou pas connues du public. « Les coulisses Flaubert » : ses grands défauts qui ont fait de lui cet immense écrivain, le parcours du combattant que représentait pour un visiteur un séjour à Croisset !, le destin tragique d'Elisa Schlésinger, les frères Goncourt au-delà de leur simple malveillance, Maxime Du Camp et son incurable jalousie... Mais aussi où l'on voit passer de grandes figures en leur amicale générosité : George Sand, la princesse Mathilde, Maupassant... et Baudelaire.
« La lecture s'adresse à un imaginaire que des images ne peuvent imaginer » écrit Hastaire faisant écho au « Moi vivant on ne m'illustrera jamais ! » de Flaubert ; nous ne risquons pas de rencontrer ici un portrait d'Emma Bovary autre que celui auquel le romancier a donné un trait si ferme et définitif.