Le domaine de Sigy, en Brie Française, remonte au XVéme siècle. Démembré par
les saisies révolutionnaires, il fut patiemment reconstitué au début du XIXéme siècle
par Frédéric du Roux, marquis de Sigy. Sans héritier direct, celui-ci provoqua le
mariage de deux petits-enfants d'une de ses soeurs, pour perpétuer le nom et le
domaine. Par ce mariage, son petit-neveu Marc de Haut (1814 - 1900) est à l'origine
de la fusion entre les familles Jacobé de Haut (originaire de Champagne) et du Roux
de Sigy.
C'était un homme aux multiples activités : avocat au barreau de Paris pendant
63 ans ; agronome précurseur de techniques qui mirent un siècle à s'implanter en
France ; co-fondateur de la Société des Agriculteurs de France, berceau du syndicalisme
et de la coopération agricole ; acteur des débats sur le libre-échange ; observateur
perspicace de la vie internationale : «S'il y a une unité politique qui veut se
nommer l'Amérique, il doit y avoir aussi une unité politique qui s'appellera l'Europe.
Que serons-nous en Europe avec nos nationalités divisées et l'éparpillement de nos
forces ? Ou nous subirons le joug du Nouveau-Monde, ou, pour soutenir la lutte, nous
serons fatalement amenés à une unité européenne.» écrivait-il... en 1862.
Tous les descendants du fondateur sont ensuite évoqués, tant dans les lignes
masculines que féminines (Marey-Monge ; David du Jonquier ; Goÿs de Mézeyrac ;
Méry ; Rotalier ; Piolenc...) en s'attachant autant aux biographies qu'à la généalogie.
Chroniques familiales et souvenirs parsèment un parcours qui va des comptes
d'une plantation en Martinique à la création d'un domaine en Nouvelle-Calédonie,
d'un procès qui contribua à la chute de Louis-Philippe aux débats sur le libre-échange
dans les années 1860/1890, de l'Affaire des Fiches à la nationalisation des
centrales électriques, de la bataille de Sedan aux maquis du Sud-Ouest...
La dernière partie recense 80 descendants de Marc de Haut à la 4° génération
avec indication de leur enfants et petits-enfants en 2003.