" Cette femme qui rêve dans ses habits. " Vous la verrez parmi les mots, ses mots qui commencent à édifier une œuvre poétique. Il est vrai qu'aux temps modernes, la poésie est devenue inadmissible, je veux dire par cela celle des clairs de lune et des couchers de soleil où l'être poète se sent damné, isolé, angoissé et porteur d'un secret énorme, ajouté à celui de la mort. Rouba Saba Habib capte avec ses mots, une pensée qui risque de s'envoler : ces mêmes mots produisent des symboles et survolent les métaphores, comme une plante fait pousser sa fleur. En quête désespérée, désespérante des visages disparus et pourtant si aimés, consciente de la fuite du temps, blessée des séparations, dans sa propre chair cette fois, Rouba Saba Habib descend à l'intérieur du corps, le sien ; une grande perte, un grand amour furent nécessaires à son dire et avec la fertilité de l'imagination, son poème semble descendre du ciel à l'envers.