« La femme qui s'abandonne m'inspire respect, sa route dangereuse m'émeut. »
Ici, le désir d'une femme s'impose d'emblée puis s'affine, se construit autour d'une rencontre. La jouissance, enfin, est au bord d'un chemin relié aux souvenirs, aux racines, aux croyances d'enfant.
Remaniée dans sa plénitude, l'impudeur devient évidence, musique fluide guidée par l'instinct.
Un couple dont les méandres se laissent filmer, de la rencontre jusqu'au doute. Une histoire singulière, des mots simples, l'écho de nos propres voix : c'est le sens de ce récit.
Si le lecteur s'attend à un genre particulier, il sera pris au dépourvu car Béatrice Kleist prend le risque de ne se plier à aucune règle, alternant le langage abrupt de sa sensualité avec la description nostalgique des jardins, reliant les symboles, élevés au même plan.
L'auteur approche au quotidien l'intime et l'inconscient des femmes. S'inspirant de leurs interrogations, elle laisse de côté, volontairement, toute explication pour mettre la lectrice en position de rêveuse éveillée.