Engagé volontaire pour la durée de la
guerre à 18 ans, en novembre 1939,
Robert Vaudois, après cinquante-cinq
mois de captivité en Basse-Silésie, se
voit confronté à un embarrassant
dilemme : le 10 février 1945, les gardiens
commandant le camp de représailles
où il est prisonnier sur la rive
gauche de l'Oder, prennent la fuite sous
la pression des troupes de choc soviétiques
; doit-il partir en direction de
l'ouest ou attendre l'arrivée des Russes
? Il choisit la seconde solution. Dès
lors, «libéré» par l'avance de l'Armée
rouge, il est pris entre les belligérants.
L'auteur nous conte au jour le jour l'enfer
d'un hiver de guerre particulièrement
rigoureux en premières lignes, au
sein des troupes d'assaut soviétiques,
des fuyards de la Wehrmacht épuisés
par cinq années de combats sans répit,
de résistants acharnés d'unités d'élites
national-socialistes et des fantômes
allemands que sont les civils, terrés
dans les villages enneigés aux ruelles
jonchées de cadavres durcis par le gel.
Le récit en forme de témoignage se
déroule tel un film d'horreur, avec une
extraordinaire sincérité de ton.
Il constitue un document exceptionnel
sur une époque tourmentée qui fait
découvrir un aspect peu connu de cette
tragique époque.