Le titre de ce court roman, La robe rouge de Geneviève, ressemble
étrangement à celui d'un livre de Françoise Sagan à qui Gilbert
Marques a voulu rendre hommage. Mais au-delà de cette paraphrase,
les deux livres sont bien différents.
La robe rouge de Geneviève
relate le développement d'une
rencontre étrange puis d'une liaison tourmentée entre une homme et une
femme. Thème éternel mettant en scène n'importe qui, n'importe où,
n'importe quand mais pas tout à fait n'importe comment.
La robe rouge de Geneviève
peut laisser imaginer une histoire
d'amour, de passion même. Il s'agit bien davantage de la description
presque analytique du sauvetage d'une femme malmenée par la vie. Le
narrateur, anonyme, se borne au rôle d'acteur impliqué mais passager, un
révélateur qui se donne pour mission de l'empêcher de sombrer avant de
disparaître.
De cette histoire a priori banale aux acteurs apparemment
ordinaires jaillit tout le merveilleux de la vie malgré les doutes, les
hésitations et les interrogations. Rien d'autre sinon un partage intimiste tout
en touches de tendresse auquel l'auteur vous convie. La même chose peut
vous arriver demain et l'incroyable devient-il alors... possible.