Dans ce court texte, considéré aujourd'hui comme un véritable classique,
David M. Armstrong s'attaque à l'un des problèmes philosophiques les plus
anciens et les plus fondamentaux : celui des «universaux». Deux roses rouges
ont-elles en partage une même propriété - la rougeur ?
Paru en 1989, et plusieurs fois réédité depuis, cet ouvrage passe en revue les
différentes solutions au problème. Les premières, nominalistes, admettent
seulement l'existence d'entités particulières ; les secondes, réalistes, acceptent
des propriétés universelles. Armstrong rejette vigoureusement les solutions
qui se dispensent des propriétés au profit des concepts et des prédicats.
Il accorde néanmoins plus d'attention à la théorie nominaliste des tropes,
qui soutient l'existence de propriétés particulières et constitue la concurrente
la plus sérieuse à sa propre position - la théorie des universaux in rebus.
N'excluant aucune des réponses rationnellement admissibles, Armstrong
présente les options les plus connues, de Russell et Stout à David Lewis, sans
négliger les thèses canoniques de Platon, d'Aristote ou de Locke.
Ajoutées en appendice, deux conférences plus récentes, prononcées en 2004,
«Quatre disputes sur les propriétés» et «Les particuliers ont leurs propriétés
par nécessité», attestent que cette oeuvre conserve toute son actualité.