Le narrateur de ce très court et dense roman est un homme de main au service du Colonel. Après l'exécution d'un journaliste, il souhaite démissionner. Il va pourtant accepter une dernière mission : éliminer Ortega, le rival du Colonel. Ce deuxième volume du cycle mexicain de Rafael Menjivar Ochoa De certaines façons de mourir est peut-être l'un des plus caractéristiques du style de l'auteur : brièveté, tension extrême, ellipse comme moteur du récit. Il est aussi central en ce qu'il met en scène le Colonel, des bribes de son histoire et quelques dessous des rivalités qui règnent entre les brigades spéciales dans leur rapport aux pouvoirs. Bien que pouvant se lire de façon indépendante, on y rencontre des personnages qui apparaissent dans les autres volumes. Le journaliste assassiné notamment, qui sera le narrateur du troisième tome. Cette construction singulière du cycle, autour de l'histoire et de l'anéantissement d'une brigade spéciale de la police mexicaine, conçue à partir de divers points de vue et temporalités, est exposée dans la postface de l'auteur à ce volume, postface dans laquelle il en retrace l'écriture sur une dizaine d'années.