De 1950 à 1955, Camille Bosvin, garagiste à Issoudun,
a associé son talent à celui d'un pilote, Guy Michel, et
à un atelier de carrosserie, celui de Chappe et Gessalin,
pour concevoir une barquette sur une base de Renault
4 CV. Cette Bosvin-Michel-Spéciale a remporté de nombreuses
épreuves, s'imposant notamment au Bol d'or en
1950, 1951, 1952 et 1953, battant au passage de nombreux
records dans sa catégorie, mais également dans
des catégories bien plus huppées. On ne compte plus ses
exploits aux Mille Miglia, Grand Prix de Reims, Bressuire,
Tour de France et on la verra même, en 1954, invitée à
participer aux 24 Heures du Mans où elle luttera à armes
égales avec les Vernet-Pairard ou DB à mécaniques
Renault. Cette BMS qui tenait la dragée haute à des
autos bien plus prestigieuses a été conçue autour d'un
châssis tubulaire et d'une implantation mécanique révolutionnaire
pour l'époque, le bloc moto-propulseur d'une
4 CV étant installé en position centrale et... inversé. C'est
son histoire, peu banale et richement illustrée, que Robert
Bosvin raconte, rendant ainsi un hommage vibrant à son
père, Camille Bosvin, un mécanicien aux idées novatrices.
Un véritable précurseur.