«Vivre libre ou mourir.»
En 1792, Victor est hussard de la Révolution dans la Légion du Chevalier de
Saint-George, troupe constituée de Noirs, de Créoles et de quelques Blancs.
Comme ses compagnons, il se bat pour défendre la jeune République. En 1802,
il fait partie des troupes envoyées par le consul Bonaparte pour rétablir l'esclavage
en Guadeloupe. Il se sent alors trahi. Ses rencontres, ses fortes convictions
républicaines et humanistes, la beauté de la nature, lui permettent de ne pas
sombrer et de ne pas trahir ses convictions.
Roman historique, «Le prix de la liberté» est d'abord un cri d'indignation. Si le
souffle d'une colère à peine contenue courbe parfois les phrases, c'est que ce
roman parle d'un des moments noirs de l'histoire de France. Nous y entendons
cette phrase terrible : «La liberté ou la mort !» que le dernier carré de résistants
commandé par le Colonel Delgrès crie avant de se donner une mort collective*.
Pour l'auteur, c'est l'occasion de souligner qu'à plusieurs moments de l'histoire
de France, «les armées de la Liberté» ont été utilisées
à des fins de répression de cette même liberté.