Cet ouvrage est conçu selon la science
géopolitique et son originalité réside
dans sa rédaction qui s'inspire des satires
ou soties de Diderot sous la forme de monologues
à deux voix. Cette mouture permet
donc de mieux comprendre la mondialisation
qui n'est pas seulement financière mais également
liée à l'information, aux migrations, aux nouvelles
conditions de travail, à la guerre contre le terrorisme international, etc.
Ce livre veut démontrer que la mondialisation, toujours inachevée et
datant seulement de quelques décennies, va se poursuivre en reconstituant
trois blocs inégaux : l'Europe, repliée sur ses États-nations ; les États-Unis
et les grands pays émergents dont la Chine, alliés tacites dans la poursuite
de la mondialisation notamment par le biais de leurs grandes entreprises ;
l'ensemble des pays pauvres privés de l'idéologie tiers-mondiste. Enfin,
cette «satire» colle à l'actualité. On y évoque le G20 de Pittsburgh et
le Sommet de Copenhague, tandis que les données courent jusqu'en
2010. Ce sont à la fois les avantages et les défauts de la géopolitique
conçue par l'auteur : on vit au jour le jour, même si on ne néglige pas
le recul qu'exigent certaines explications.