Chaque haïku de Jo(sette) Pellet dévoile l instant des choses vues ou vécues dans cette Syrie qu elle a aimée immédiatement et où elle s est rendue à trois reprises. Elle a observé ce pays avant la guerre, en a souligné des contrastes et des détails qui en disent long, mais aussi les non-dits. Ses haïkus sont comme autant d instantanés qui, au fil de la lecture, s enracinent en nous. On y décèle quelquefois de l humour. Les textes en page de droite sont ceux de la guerre et nous renvoient à une Syrie qui souffre, qui ne se reconnaît plus. Chaque haïku décrit un événement particulier ou une situation comme pour déposer en nous une image de ce pays en proie à la cruauté d une guerre fratricide. Parfois l objectivité de Josette Pellet va jusqu à créer chez le lecteur une émotion qu il aurait peine à partager tant elle est vivante.