Avec ces poèmes, Alain Clastres nous apaise parce qu'il nous
renvoie peut-être à ce que nous sommes dans ce jardin silencieux
qu'est notre vie intérieure. Forêt et mer ici se mêlent et se rassemblent
pour nous inviter ensuite à nous arrêter par la force des mots
devant ce « ciel immense », et cette « houle lente » avant « l'explosion
blanche du déferlement ».
Tout est là, nous dit Alain Clastres. Il observe la nature et nous raconte
avec des mots simples le vent, la mer, la cigale et la mouette
non sans faire part de l'émotion que suscite en lui justement cette
observation. Ici, pas de réminiscence tapageuse, pas de sentiments
transgressants, mais une présence qui est posée comme un calque
sur chaque poème, nous amenant, quoi qu'il arrive, à écouter la musique
du silence...
Des poèmes qui s'ouvrent à cette magie de l'instant où Tout Est.
Dans le jardin, ce matin
Air doux, vent léger roucoulements, chants d'oiseaux
A travers le feuillage
le chatoiement de la lumière
Ciel blanc
Temps figé
Mer métallique