Dans cet ouvrage, l’auteur nous confie des passages de son journal de voyage. Un voyage qui va de Prague au Caucase, à Tiflis, ancien nom de Tbilissi, capitale de la Géorgie, en passant par Moscou et la ville qui s’appelait alors Leningrad, au moment où le printemps semblait se réveiller. Il apparaît que l’intention de l’auteur est de décrire dans une langue précise ses péripéties de voyageur, jusqu’à ce que soudain s’introduise dans cette prose glacée, par des fissures invisibles, une note excentrique, légère au début mais qui se renforce rapidement, transformant tout en une galopade délirante, ivre, folle de scènes grotesques, de calamités joyeuses.