La vie elle-même est menacée : on utilise une kyrielle de produits chimiques pour éliminer les germes, les blattes ou le mildiou des pommes de terre. En fait, c'est nous, les humains, qui sommes les victimes de ce redoutable arsenal. Tous les êtres vivants ont en commun l'ADN, vulnérable racine de vie. Il s'ensuit que ce que nous faisons au plus petit être vivant de la planète, c'est à nous que nous le faisons. La chose est prouvée scientifiquement. Au contact de ces produits toxiques, les blattes se retournent sur le dos et meurent. Il en va autrement pour les humains. Leur organisme complexe est doté de très nombreux moyens de défense. Ils finissent toutefois par succomber sous les coups de cancers, de maladies cardiaques ou de l'une ou l'autre des nombreuses maladies chroniques. La médecine environnementale : ce nouveau champ médical s'est élaboré en réaction à la phénoménale prolifération des produits chimiques toxiques survenue dans l'Après-guerre. Au cours des quelque cinquante dernières années, la recherche scientifique a révélé les effets de ces produits, de même que l'impact de la détérioration de l'environnement sur la santé humaine. Nous disposons maintenant de traitements pour toutes les maladies de cause environnementale et aussi, des connaissances pour les prévenir.