En tant que méthode originale de la démarche phénoménologique, la réduction joue un rôle central dans la compréhension de cette nouvelle discipline de pensée inaugurée par Edmund Husserl au début du XXe siècle.
On s'est beaucoup interrogé sur la nécessité d'opérer ou d'avoir opéré la réduction pour «faire» de la phénoménologie, les uns la revendiquant comme une nécessité absolue, les autres la négligeant du fait du risque de méthodologisme qu'elle engendre.
Cependant, on s'est finalement fort peu intéressé à son origine historique, à son statut théorique de fondement épistémologique et encore moins à sa réalité d'exercice pratique.
Le présent volume voudrait par conséquent s'employer à réparer ce manque, aux fins de dégager la portée, la fécondité mais aussi les limites de la méthode de la phénoménologie.