«donc vous dites... moi-même... si j'com-prends bien... qu'les z'hommes étions paumés... vers l'an deux mille... exactement... tout relégués jusqu'en banlieue... et qu'est-c'qui vous z'a fait changer d'avis ?... moi-même ! ... pour vous servir... et comment ça ?... j'me suis r'ssourcé comprenez-vous... comprenez-moi... j'me suis dit qu'les femmes... décidément... i i avait qu'ça d'vrai... j'ai fait l'hypocrite... ... ... j'étais malade à c'point... ... ... j'ai d'ailleurs rendu visite à david l'autre jour... j'me rappellesouviens... c'était le premier r'août... de l'année-même... saint-t'âne s'habituait t'à ma démarche... i m'relata... comme i l'avait disjoncté... eh oui !... final'ment... l'jour où leur banque du sperme clandestine... avait-t'été-fut... plastiquée... par le gang des piluleuses... à cause de lui... de c'jour... c'est trente mille mâles... de militants-sympathiseux... qui s'retrouvaient... aspermétiques... irrémédiables !... au moins là-bas... à l'hôpital... on le lynche pas... ah là là là !... que d'aventure() !... moi j'ai préféré écrire... ça fait moins mal... ... ... en plus s'c'est ça m'permet... d'tout t'enfin dire... au lieu d'm'en plaindre : j'ai les couilles pleines !...»
Mais de quoi ont peur ces jeunes z'hommes de fin-début de millénaire(s) qui se rangent sous la bannière délirante de David Féland, le héros dispersé du livre d'eux ?
De qui ? De quelles femmes ?
Mais quelle nouvelle histoire, encore, veulent-ils écrire ?