Là où Claude Lorrain excellait, c'était - ses
biographes s'accordent à ce sujet - dans le rendu
des variations atmosphériques, dans la transcription
des plus infimes mutations de la lumière. À quoi il
parvint «à force de labeur et de persévérance devant
la nature», d'observation patiente, minutieuse, des
divers accidents qu'occasionnent les «vedute» du
soleil - «apprentissage dur et austère», longue,
interminable ascèse, et autre forme de rumination,
stimulée par une disposition proprement spéculative
d'esprit. Ce que Claude cherchait par tous les moyens
de pénétrer, c'étaient les «secrets» de la nature ; ce
que chaque jour il se proposait de méditer et
d'explorer c'était le nouveau «mystère» que la
nature consentait à lui révéler.