«Durant l'été 1837, Victor Hugo entreprend un périple dans le
Nord de la France et en Belgique.
Après les étapes d'Amiens, Arras et Douai, le jeune mais déjà
célèbre poète* s'arrête à Valenciennes, le mardi 15 août. Il y a
sans doute passé la nuit avant de reprendre la route vers Mons.
C'est de notre ville qu'il rédige deux lettres, une à Léopoldine sa
fille et l'autre à son épouse Adèle*. Il y relate les débuts de son
excursion nordiste.
«La vraie bonne vie»
La presse locale ne souffle mot du passage, dans nos murs, de
l'illustre personnage. Hugo voyage incognito et pour cause, il est
accompagné de sa maîtresse, Juliette Drouet. Officiellement, il
soigne des problèmes oculaires. En réalité, Victor Hugo file le
parfait amour avec une jeune comédienne, rencontrée quatre ans
plus tôt. Juliette se trouve à l'origine de l'escapade : elle veut
avoir Hugo tout à elle. Dès le printemps, elle le lui suggère :
«Ma très grande ambition, mon grand rêve, ma joie, mon
bonheur seraient, à l'heure qu'il est, de faire un petit voyage :
s'il pouvait être grand, alors je serais au ciel. Mais te voir, être
avec toi tous les jours, les nuits sans interruption, avoir ton âme
sans intervalle, ce serait pouvoir mourir de joie» (lettre du 2
avril).
Dans «Les Histoires du Pays Hainaut Valenciennois (1), les
gens d'ici», l'auteur évoque à la fois des métiers et des loisirs
d'autrefois, les visites de personnages célèbres, des événements
transmis par des témoignages se rapportant à l'histoire du
Hainaut Valenciennois.