C est dans la duré qu il est possible de définir la validité d un projet. Tel est le cas du réseau d échange inter-universitaire qui existe aujourd hui depuis plus de trois ans. Un premier « tour de boucle » vient d être réalisé. En novembre 2002 deux pays et quatre universités étaient présents à Sendai pour un premier travail commun sur la ville de Wattari intitulé « Shrinking Japan ». Aujourd hui, de retour dans cette même ville, après un travail à Montpellier (2003), puis à Melbourne (2004), se sont regroupés quatre pays et six universités. La Tohoku Univestity, Miyagi University, Tohoku institut of technology de Sendai ; RMIT de Melbourne, ENSAM de Montpellier et Michigan University de Détroit. Mais c est aussi 54 étudiants provenant de ces universités qui étaient présents durant deux semaines pour travailler communément sur la thématique de « The city of Innocence ». Au-delà de tous ces chiffres transparaît surtout une aventure commune basée sur une volonté de faire ensemble. Mettant le projet architectural au coeur de l échange et visant à s investir vers l avenir. Tel est l ambition majeure qui anime ce réseau. Cette année à Sendai autour du quartier de Oroshimachi, cette ambition à nouveau vue le jour. L ouvrage « The city of innocence » présente les travaux des étudiants ayant participés au workshop. Il tente d être au plus proche de cette aventure, mais l essence même reste difficile à transcrire, car seules les images s impriment sur le papier. Il est néanmoins une mémoire importante et s inscrit dans la collection des deux premiers ouvrages déjà édités, « Beyond Shrinking Japan » et « Easily Flooded architecture ».