Les caméras avaient zoomé sur Nox. Un immense silence se fit.
La mer elle-même retint ses vagues. Alors dans un mouvement
rapace, Nox se mit à courir autour du monolithe, psalmodiant
vers le ciel des formules magiques. Il courut d'une course qui
décrivait des cercles comme un vol aquilin prêt à saisir sa
proie. Puis, à la vitesse de la fureur, il aspira à pleine bouche le
contenu d'une vasque d'alcool qui avait été posée au pied du
tableau et, arrachant un flambeau des mains d'un spectateur,
il cracha sur la toile un violent jet de feu.
... Peu à peu, les cris et les sifflements faiblirent et les regards
époustouflés se remirent à briller de merveilles. Nox se retourna.
Le feu était lui-même brûlé par le tableau. Le feu tombait
en cendres à même le sable. Muet aux côtés de Pyros, le regard
meurtrier, Nox fixait le fier Aconcagua. La guerre était
déclarée.