Ce récit décrit le déroulement de la vie d'une famille poitevine, avec les bonheurs et les peines, les confrontations, avec le travail assidu de la terre dans une période rude, avec le contact permanent de la nature dans une région restée assez intacte au regard des péripéties urbaines et des guerres. Cette famille des Deux-sèvres a vécu à la limite de la Sèvre Niortaise, à cheval entre deux modes de vie locaux qui s'entremêlent : la Gâtine, granitique, bocagère, catholique, terre d'élevage et la plaine de St Maixent-Niort, calcaire, d'influence protestante, contrée de cultures céréalières. Si ces modes de vie sont assez opposés, les familles se composent parfois indépendamment de ces différences, au gré des rencontres, des hasards, de la sensibilité des cœurs. La vie de Justine Gadreau en présente une illustration caractéristique, avec ses deux mariages, l'un avec Louis Fichet, homme instruit et assez aisé de la plaine, décédé de la tuberculose en 1892 et l'autre avec Victor Simonnet, ouvrier agricole de Clavé, illettré et issu d'une famille démunie. 1856 est l'année de naissance de Justine, femme d'où part cette histoire commune et qui viendra à la Grande Salette en 1885. Et en 1952, Maria Simonnet (fille de Justine), quitte la Grande Salette où elle est née et a toujours vécu, avec son mari Isidore Faucher, pour aller en retraite chez ses enfants.