Marcel Berbier, grâce à l'attraction de « l'homme-canon » qu'il tient à la Foire du Trône, expédie - sauf leur respect - sur la planète Avril, ceux qu'il appelle ses « réfugiés politiques » : les artistes, les marginaux, les fous, les paisibles, pour qu'ils puissent enfin vivre peinards... Cette planète invisible a été créée par « Dieu » un jour de lucidité où il avait un peu « chargé la mule » à coups de bière Trappiste, ce qui lui fit omettre les océans, et surtout, l'odeur du lilas. Vingt-huit ans après l'arrivée du premier « colon », le poète Armand Larbeau, son fils Julius, né là-haut, descend sur terre pour connaître le merveilleux parfum et ainsi devenir un homme accompli.
Il arpentera un petit coin de France, accompagné par son ami Gérard, fils du Marcel Berbier sus nommé, il découvrira entre autres merveilles les sardines en boîte, la choucroute, la mer, l'odeur des buis mouillés, l'amour, le Vin Jaune, les déodorants, mais aussi..., la pesanteur des hommes.
Un roman dans une vraie marche..., ou le contraire ! Pour l'écrire, l'auteur a voyagé avec son cahier à la main, de Marseille au Mont Ventoux, par les sentiers, en zigzaguant pas mal puisqu'il a commencé par les calanques, et continué par le Massif de la Sainte Baume, la Sainte Victoire, Le Lubéron...