"Ich fühlt mich jung, als ich es schrieb, Das Märchen von der blinden Lieb; Nun beugt mich tief des Alters Joch – Und an mein Märchen glaub ich noch." Comme l’atteste ce petit fragment littéraire intitulé "Prinzessin von Banalien" et empreint de nostalgie (MvEE : "Aus einem zeitlosen Tagebuch", 1916), "La Princesse de Banalia", conte publié pour la première fois en 1872 chez Rosner, occupe une place toute particulière dans l’œuvre de Marie von Ebner-Eschenbach. Si l’on excepte son récit épistolaire "Aus Franzensbad. 6 Episteln von keinem Propheten" publié anonymement chez Carl Lorck (Leipzig) en 1858, il s’agit de sa première composition en prose éditée en volume et de l’un des textes inauguraux de son parcours littéraire. Une œuvre de « jeunesse », en somme, dont David Thieulin donne ici une traduction inédite.