Christian Estrosi a été élu maire de Nice sur une rengaine plus qu'un slogan : « je suis l'ami du Président de la République». On dit que l'amitié n'a pas de prix : celle-ci aura coûté cher aux Niçois. De la candidature aux JO d'hiver 2018 à l'Olympic Nice Stadium, du tram souterrain aux campagnes d'auto-promotion du maire, des fastes de la Villa Masséna au train de vie à la cour du Palais des Rois sardes, le bilan concret de la mandature Estrosi consistera d'abord en une addition pharaonique pour les contribuables. S'il n'est plus l'ami de Président, Christian Estrosi en est toujours le clone : le maire de Nice incarne l'exemple le plus abouti de la république sarkozyste, au point qu'un journaliste avait rebaptisé le territoire Nice-Côte d'Azur « la Sarkostrosie ». Bling-bling plaqué or, professionnel de la politique politicienne bardé de mandats à défaut de diplômes, adepte du développement durable lorsqu'il s'agit de brasser le vent des promesses façon éolienne, plus prompt à donner des leçons aux autres maires de France qu'à apprendre les siennes, Narcisse de Nice confond les reflets des eaux de la Baie des Anges avec ceux du miroir aux alouettes Ce livre propose d'aller faire un tour de l'autre côté.