Pour la première fois dans l'historiographie de la guerre d'Algérie, l'analyse des archives du service historique de la Défense, des archives nationales d'outre-mer d'Aix-en-Provence et des archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine permet de décrypter la fusillade du 24 janvier 1960 à Alger et d'identifier les responsables de l'assassinat de 14 militaires de la gendarmerie mobile - le service d'ordre le plus meurtrier de l'histoire de la gendarmerie mobile - sept manifestants de souche européenne et un insurgé de nationalité polonaise. Le tome 2 - Alger, 24 janvier 1960. Mythes du suicide de l'Algérie française - s'ouvre sur le récit détaillé de la fusillade établi à l'aide de l'ensemble des documents d'archives disponibles, avant d'étudier l'identité des tireurs, la genèse des mythes créés pour masquer la responsabilité meurtrière de ces derniers et les raisons du retard du 1er régiment étranger de parachutistes et du 1er régiment de chasseurs parachutistes à intervenir aux côtés des escadrons de gendarmerie mobile. Après l'évocation de la semaine des barricades puis de la création de l'OAS qui rassemble tous les responsables de la fusillade du 24 janvier 1960, le récit s'achève par l'examen de la dimension ordre public durant la phase finale de la guerre d'Algérie avec les manifestations de décembre 1960, la reprise de contrôle de Bab-el-Oued le 23 mars 1962 et la fusillade de la rue d'Isly trois jours plus tard.