Bouleversé par la mort de son père, Alexis entreprend de démêler un passé familial depuis longtemps interdit. La clé, c’est Aram, l’Arménien, son grand-père paternel. A partir de souvenirs d’enfance, de témoignages, d’un antique carnet noir et d’une lettre inattendue, il part à la recherche de ce personnage dont il porte le nom si singulier. Tout commence à Alexandropol, dans le Caucase russe, un peu avant la Grande Guerre, l’anéantissement des Arméniens et la révolution bolchévique. Ensuite, le monde s’écroule et des millions d’êtres humains sont jetés sur les routes. Tout est à refaire. Des marches de la Russie impériale jusqu’à une petite ville de Normandie, en passant par Constantinople, Paris et Venise, Alexis retrace peu à peu, non sans surprise, le parcours chaotique et romanesque de son grand-père pour renaître ailleurs. Ce roman est un voyage dans le temps, entre Orient et Occident. C’est aussi une interrogation sur l’identité en plus d’être une émouvante histoire d’amour, belle comme une tragédie orientale. C’est enfin un hommage à nos parents et nos grand-parents qui ont traversé comme ils pouvaient les drames du 20ème siècle.
EXTRAITS :
« Ce nom différent et compliqué désignait principalement deux hommes à qui je devais de le porter, mon père qui l’avait conservé et défendu malgré tout et ce grand-père encore mystérieux qui l’avait apporté avec lui. C’était lui le passager clandestin embarqué dans mon nom et dans ma vie. Il avait une histoire à raconter que j’avais besoin de connaître ».
« Plus il s’avançait au hasard des rues, plus il se sentait libre. Il lui semblait que la ville hésitait constamment entre deux aspirations contradictoires. L’Orient et l’Occident, dans un perpétuel mouvement de flux et de reflux, se mêlaient sans jamais fusionner. La liberté qu’il éprouvait trouvait sa source dans cette diversité qui ressemblait à une incertitude pleine de promesses ».