Pairoc, le héros, naît avec le XXe siècle. Issu d’un milieu populaire, il quitte sa campagne natale pour Paris, où il va apprendre l’un de ses métiers méconnus, celui de graveur sur pierre, au cimetière du Père-Lachaise. Pairoc s’apparente à un chevalier des temps modernes, prêt à tout pour que sa justice soit rendue. Il ne renonce devant rien. Il est toujours prêt à rendre service, et non des moindres.
De ses actes et de ses excès, le lecteur se demande toujours ce qui a guidé ce personnage, candide ou simplement en avance sur son temps, dans ses choix. La conviction ou la doctrine ? Que reste-t-il de la loyauté quand elle est poussée à l’extrême ? De l’orgueil, peut-être ? La volonté n’est-elle qu’un leurre pour masquer son incapacité à dire non ? Le courage ne comble-t-il finalement que des manques et des peurs ? Que dire de sa relation aux femmes : épicurisme ou lâcheté ?
Tout comme elles jalonnent le nom du héros, la pitié, l’amour, l’intelligence, la rancune, l’outrance et la culpabilité jalonnent son chemin initiatique.
L’intrigue, sur fond de bande organisée et d’affaire judiciaire, se déroule à la veille de la Première Guerre mondiale, entre Paris et le Limousin. On ne résume pas l’histoire de Pairoc, on vit ses aventures en même temps que lui, au gré des rebondissements. Pairoc est-il seulement celui que l’on croit ?