Quelle est l'image des quartiers difficiles au cinéma ? Est-ce la
mème image, souvent stéréotypée et stigmatisée que celle qu'en
donnent généralement les médias ? Les films de banlieue sont-ils
aujourd'hui un nouveau genre au sein du cinéma français ? Comment
a évolué l'image des personnes principaux, de la famille,
des rapports hommes-femmes, ou de la violence et de la religion ?
Comment sont abordées les questions d'intégration dans ces films ?
Et que nous disent aussi l'usage de la musique, de l'architecture,
ou les conditions de production et de réception des films de banlieue
?
C'est par l'analyse novatrice d'un vaste corpus de plus de 40 films,
combinant tableaux statistiques et analyses de fond, que l'auteur
tente de répondre à ces questions. De Laisse béton à Banlieue
15, en passant par Le Thé au harem d'Archimède, De Bruit et de
fureur, La Haine, La Squale ou Ze film, l'auteur fait le pari d'une
approche «totale» qui ne se limite pas à quelques films emblématiques.
Il en ressort une image hétérogène et nuancée des cités et de leurs
habitants, radicalement différente de celle avancée généralement
par les médias d'information, et qui remet à plat un bon nombre
de stéréotypes. Par la construction progressive d'un espace cinématographique
qui n'est pas (ou plus) le lieu menaçant de l'Autre,
ces films invitent, dans un grand élan d'optimisme et de justice, à
une réconciliation de la France avec ses banlieues.