Les années 50, ce sont les années de Marylin, d'Elvis et des
ovnis, celles de la Guerre froide et de la «chasse aux sorcières», celles du
renouveau et de l'euphorie qui l'accompagne. Elles marquent également le
triomphe des images en mouvement et ce, pas seulement au cinéma mais
aussi à la télévision qui se développe alors à un rythme effréné. Mais même
si les salles de cinéma se vident, la télévision contribue pourtant au culte
de la star. Les acteurs deviennent des vedettes populaires. Au cours de
cette décennie, le cinéma devient le miroir de la société et Hollywood saura
traduire dans ses films de science-fiction les angoisses suscitées par la
bombe atomique. De même la sourde révolte des jeunes sera catalysée par
ses drames sur le passage à la vie d'adulte. Des rebelles comme James
Dean et Marlon Brando incarnent une nouvelle conception de l'existence,
affichant à l'écran un érotisme réservé jusque-là aux vedettes féminines
d'Hollywood. Leurs propos subversifs ne sont possibles que parce que l'ancien
système des studios commence à se désagréger et que les réalisateurs
obtiennent de plus en plus de libertés. Toutefois, c'est à Paris, sa ville
natale, que le cinéma connaît sa plus grande révolution. Ici de jeunes
auteurs avides de faire leurs preuves derrière la caméra créent un nouveau
langage cinématographique. En fin de compte, les années 50 représentent
le passage à une nouvelle modernité.