L'autorité du Cadre européen commun de référence pour les langues est déjà bien
établie. Son influence est tangible dans l'élaboration de programmes, dans les
instruments d'évaluation, les matériaux pédagogiques et dans la formation
des enseignants. Le contexte dans lequel s'inscrivent l'enseignement et l'apprentissage
des langues est néanmoins en mutation permanente ; ainsi est apparue
la nécessité de développer le Cadre par rapport à la clarification de la «compétence
interculturelle».
Ce recueil, constitué de quatre études, représente une étape dans cette direction.
Neuner analyse les «mondes intermédiaires» de la perception des autres par les
apprenants. Starkey démontre la relation existant entre la formation en langues et
la formation aux droits de l'homme. Zarate propose une lecture critique du Cadre
et de nouvelles orientations. Parmenter explore l'eurocentrisme inhérent au
concept de compétence interculturelle.
La conjugaison de ces articles propose une vision totalement inédite de la compétence
interculturelle, en plaçant l'enseignement des langues dans un contexte plus
large. Il est démontré qu'elle comporte des implications politiques et éthiques
similaires à celles présentes dans tout le cadre éducatif. L'enseignement des langues
ne se limite pas à une compétence professionnelle ; il représente une activité sociale
d'importance majeure dans le monde contemporain.