Omar préféra s'occuper lui même de son cheval. C'était, pour l'heure, son principal allié. Lorsqu'il quitta l'écurie, il dut se faire violence pour ne pas se précipiter vers les gargotes, des cabanes de roseaux éclairées par les feux sur lesquels mijotaient des marmites aux fumets affolants. il avait faim mais il crut plus sage de faire comme les autres, se rendre à la mosquée qui brillait seule de dizaines de bougies allumées au milieu de masures sombres dont on ne devinait plus très bien les formes...