L’agitation anime la rue Khatibi du matin au soir. Lorsque les moments d'un passé douloureux résistent à l’oubli, Saadia, accablée de vieillesse, égrène du haut de son balcon dans une profonde affliction le chapelet de ses souvenirs. Ceux-là même qui se confondent avec l’histoire tout aussi pénible et traumatisante de sa ville.
Casablanca suit les méandres de la vie des années 1940, 1965, 1981, le tumulte navrant d’associations des droits humains. La métropole se relève de ses fosses communes et de leurs flots de larmes. Elle est aussi celle de tant d’autres femmes veuves ou paranges(1), cité encore plus résiliente, tellement emphatique et ingrate face à ses propres enfants.
Au club d'échecs du café Soleil, par le jeu et la chaleur de l’amitié, on tente tant bien que mal de combattre l’absurde.
Pourtant le spectre des disparitions, des détentions arbitraires et des tortures plane toujours. Cependant la beauté, l'amour d'une femme nommée Hasna, l'altruisme d'un homme comme Ali font renaître l'espoir et redonnent un sens à la vie. Biographie de l'auteur :
Driss Tahi est né en 1954.
Romancier , journaliste et poète.
Il collabore à plusieurs journaux.
Il a à son actif des dizaines d'articles ayant trait à l'art et à la culture.
En tant que poète, il est l'auteur d'un recueil intitulé : " les ruelles de l'enfance".
Il a participé à d'autres recueils collectifs , dont notamment :
" L'anthologie internationale de la poésie de Cabra à Cordoba"
"100 poètes pour l'union du grand Maghreb ".
" Feux de la rampe" .
" Même vieux, vivons mieux "