Chronique d’une enfance dans le quartier dénommé « village nègre » à Oran durant la guerre d’indépendance, un quartier rebaptisé, pour les besoins cosmétiques et politique coloniale, « ville nouvelles ». Le quartier n’était pas plus habité d’Africains du sud Sahara qu’il n’était…nouveau ! La vie s’y déroulait entrecoupée de chuchotement sur des injustices, des révoltes des sacrifices. Ceux de Habraoui le « bandit d’honneur », Zabana, le premier martyr sur l’échafaud, Ali la pointe. Bruits et chuchotement qui parviennent aux oreilles des enfants. Des enfants rattrapés par la réalité qui leur rappelait leur différence. Cette différence qui les poussa à d’autres rêves. A rêver vrai. Un réseau de fils babelés ceintura le quartier. Plus de »ville nouvelle »,. Seulement « le village nègre « un bond en arrière ! Ou en avant ? Voire . L’enfant est incapable d’évoquer les centaines de millier de morts. Ou les millions de survivants. Seulement quelques uns. Ici et là. Ses proches. Toutes origines confondues.