«Dans les empreintes des bottes» est ce livre qui met à nu une solitude crue. L’envie de dire. Le mal-être. Jean-Mino Paul n’a rien eu de préconçu en envisageant de relater ses histoires. Sinon, cette folie de faire de ses lecteurs de grands témoins de ces heures sombres ayant gercé toute sa vie. Et aussi de cette sagesse, qu’il considère comme une sorte de rempart. Les hypocrisies latentes. La mort de sa mère. Toute une suite de bouleversements. On peut imaginer le spleen d’un homme qui doit se morfondre, rien que pour mieux nourrir ses intimités et ses confidences qu’il finit toujours par soumettre à l’appréciation des lecteurs qui le prendront à coup sûr pour un capricieux dont la bienveillance ne lui échappe pas. Lord Edwin Byron, Le Nouvelliste, 29 Mai 2015