La France et la poésie sont les premières amours de Stefan
Zweig. L'écrivain n'a jamais rien tant aimé que sortir un poète
de son «obscurité apparente». À la demande de l'éditeur
berlinois Schuster und Löffler, il compose une monographie
consacrée à Paul Verlaine. Cet ouvrage est le premier essai
biographique de Zweig, alors âgé de vingt-trois ans.
Le luxueux petit ouvrage, suivi de traductions de poèmes
parmi les plus emblématiques de Verlaine, paraît en 1905 dans
la collection «Die Dichtung» («La Poésie»), illustré de
documents reproduits dans la présente édition. Celle-ci se
complète de «La Vie de Paul Verlaine». Ce récit purement
biographique paru en 1922, en guise d'introduction à l'édition
allemande de ses oeuvres complètes, s'accompagne d'un autre
texte sur Arthur Rimbaud, son ami le plus proche. L'ouvrage
est clos par trois poèmes de Stefan Zweig.
Le Verlaine de Stefan Zweig, coeur de l'ouvrage, n'avait
jamais été traduit en langue française.