Je rêvais de m’échapper de mon carcan familial mais je suis tombée dans la gueule du loup.
De mes rêves d’évasion, il n’en a fait qu’une bouchée.
Mais pas d’un seul coup, petit à petit sans que je m’en aperçoive. J’ai supporté et accepté des choses que je n’aurais jamais toléré chez mes amies, et pourtant...
On ne tombe pas dans l’emprise par hasard.
Je n’étais tout simplement pas armée pour différencier l’amour de l’abus.
Et après, comment fait-on pour partir ?
Beaucoup de femmes restent dans une relation abusive à cause des freins réels ou imaginaires. Le statut de divorcée apparaît comme une déchéance. Les freins peuvent être d’ordre matériels, psychologiques ou sociétaux.
Comment fait-on pour dépasser ces limites ?
Surtout quand votre famille, vos croyances vont à l’encontre de vos ressentis.
On reste et on subit sa vie ou on sort de soi-même et on vit l’existence qu’on a essayé de nous voler ?
J’ai fait mon choix malgré le lourd tribut à payer des années après : l’aliénation de mes enfants.