Ce récit de l’exode de juin 1940 a été écrit par un jeune homme de 15 ans. Avec sa mère et sa tante, à bicyclette, comme des millions d’autres ils fuyaient, poussés par l’avance de l’armée allemande. Il rédige ce texte trois mois après, en relisant les notes d’un journal tenu par sa mère, chaque soir de ces jours de juin bien remplis. Un demi-siècle plus tard, l’auteur, retraité, reprend son cahier d’écolier sur lequel il avait calligraphié son récit. Il rédige un nouveau texte, de commentaires, mais aussi de souvenirs qu’il n’avait pu raconter alors.